
Descartes Envolé ou Le Calme Intérieur.
Date 26-05-2013 15:20:00 | Catégorie : Poèmes
| Un coup de vent contraire, en aile volontaire, Au dam de l'arbitraire à goût de sang vermeil, Me poussa vivement hors de mon nid sommeil Qu'un vain maître à penser tissait, réglementaire.
Le sang ne fit qu'un tour dans ma veine insensée Sitôt que j'eus plongé le long d'un sentier clair. L'orage menaçait, grognait d'un pâle éclair Eclairant promptement la moindre arrière-pensée.
Un soupçon d'aquilon guettant de sa redoute, Le conseil avisé d'un roseau bienveillant Me séduisit assez. Son avis recueillant Qu'un envol serait vain, je choisis donc la route.
Lors, j'avais observé, hors du mot et du livre Une étreinte - une union - entre mer et torrent: Un retour par le don de nues et de courant. Le souffle d'un présent me poussa à le vivre.
Le confort du connu me laissa, dénudé, Goûter au sel amer, enraciné profond Des germes du courage. A cœur qui ne confond Sourit la chance honnête et l'orgueil exsudé.
Je ne savais plus rien de mon art raffiné A justifier de l'un pour de l'autre railler Les efforts appliqués de l’huître pour bailler. Mon esprit à moquer n'était plus confiné.
Je vis un chêne immense au feuillage zélé Céder en geste ample à rose qu'il ombrait Un cercle lumineux dont le halo vibrait. Les secrets non gardés sont amour révélé.
Je retrouvai le grain d'une peau mordorée Sur une mer de seigle à chevelure argent Où trône coccinelle en bien humble régent. Du Bois des Innocents j'arrivai à l'orée.
Au bord de ma fenêtre a trillé un moineau Tandis que j'enseignais. Ainsi leçon se fit Que la joie d'un oiseau à morale suffit. Je quittai mon estrade et marchai au fourneau.
BLA BLA BLA Vaut peut-être une messe...
CUI CUI CUI Est vibration sagesse.
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