
Le cimetière des âmes
Date 10-03-2012 22:50:00 | Catégorie : Poèmes
|
Dans les voiles de nos illusions, Le vent s’engouffre, chanteur à la voix venue d’ailleurs.
De son timbre il brode des revers aux gouts amers et aux ailes à l’envers. Le dos blanc et le ventre noir.
Nos méprises sont comme les hirondelles. Craintives et peureuses. Elles ont le ventre blanc et le dos noir.
Nos cœurs sont aussi profonds que Les voiles de ces bateaux qui se fondent, gardant l’espérance que le voyage est repoussé à demain.
Et dans cette excursion vers l’inconnu une âme écoute le chant, comprenant que les dieux sont en colère. Que la Dame bleue n’a pas les yeux clairs, et qu’elle garde ses joyaux au plus Profond de ses entrailles.
Condamnant ton envol sur un son pour elle pur et pour nous virtuel.
Surgit soudain une vague géante Dévoilant ses ailes de rapace blanc.
Quel est son nom ?
Vapeur indolente qui s’engouffre dans les voiles laiteuses, déchirant leurs âmes supprimant le voyage.
Et là , sur le sable brulant et sale tu agonises dans les rêves de ton passé. Rouillant dans une flaque pas plus grande qu’une larme.
Et si ton âme laissait couler ses larmes, elle remplirait les mers de sa tristesse enjambant de ses piliers la mer pour rejoindre le ciel, permettant de te voir loin des rivages.
Où toutes les saintes ont le col blanc Et le foulard noir.
Elles sont seules capables de tirer de la flamme d’une bougie une prière te permettant de quitter la baie là où les cimetières sont remplis des vents Qui s’engouffreront dans tes ailes.
Qui jadis étaient déchirées par le même chanteur.
Là , ta couleur bleue se confondra au ciel Et les oiseaux de mer maîtres de l’espace t’accompagneront dans le chalenge qui te fera briller comme une étoile quittant son univers pour une longue escapade.
Une fois à l’horizon tu deviendras La couleur de ce mystère te fondant dans l’étoile géante, qui s’imprime dans son visage.
Et tes voiles éclateront dans un abandon Identique à un arc en ciel se fondant dans ton voilage.
Et un jour !
Dans les voiles de tes illusions. Le vent s’engouffrera,
Zoran Savic
|
|