
l'éveil
Date 14-10-2012 20:20:00 | Catégorie : Poèmes
| Juillet 2001 .
Le déluge la pluie; se préserver s'abriter; Petites flèches décochées par un ciel morose et gris à l'ennui. Les percussions raisonnent rythmant l'air lourd de leur tempo assourdissant.
Flaques de lune, zébrées par un éclair d'argent, Myriade de pétales aux reflets métalliques, Dansant dans le vent agressif chargé d'odeurs du lointain, Qui claque à mes narines comme une invite à larguer les amarres.
J'entends l'appel à la prière de l'aube Du muezzin perché sur son minaret, Les lumières d'orient, coulées brûlantes d'or et d'épices Fondent sur moi, réveillant mes sens engourdis Par de longs hivers tristes.
Les senteurs enivrantes explosent dans ma tête Parcourant mon corps de légers frissons, Le rendant à la vie. Partition aveuglante! Zéphyr coloré de safran et d'ocres brunes, Chevauché fantastique au goût de sel.
Moiteur des corps échauffés à l'extrême alourdis de plaisirs, Chaleur excessive qui accélère le pouls Et habille les tempes d'un léger battement, Gouttes de vie caressant la peau, Reins creusés de désir, Bassin se mouvant sur une musique silencieuse et précieuse, Bras qui s'enroulent autour de l'espace et jambes lianes;
Fluidité de l'être rejoignant le ciel Qui tari de ses émotions, Recueille cette rosée sacrée Comme un trésor qui engendre la vie, Et rend au centuple les bienfaits dont on l'honore dont on le nourrit.
Genèse fragile et forte à la fois, Augure d'une aube nouvelle Prenant sa source dans la nuit des temps Qui se redessine à la lueur de l'âme passionnée et volontaire.
Viens à moi déluge! pluie tombe sur moi! Décoche tes flèches argent, cupidon céleste, Que mon corps baigné de tout cet amour se régénère Puise ses forces s'extirpe de la nuit ,s'évade de l'ennui Emportant à tire d'ailes La précieuse faculté qui va enfin me libérer.
Christine G
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