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Nouvelles confirmées
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A propos du dernier texte de malhaire
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Publié par
Bacchus
le
26-04-2013 21:01:52
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Je viens de lire, avec beaucoup d'attention et d'intérèt,le texte de Malhaire traitant une réflexion à propos de l'idée suicidaire, chez certains jeunes. Honnètement, je me trouve désemparé devant un drame qui, à aucun moment de mon existence, n'a été ni effleuré ni envisagé. Je dirais même qu'à l'époque de ma jeunesse, si ce fait se produisait parfois, il résultait de cas très particuliers navrants mais, que je sache, pas de problèmes de société comme c'est le cas de nos jours. J'ai connu quelques personnes, j'ai eu quelques amis qui se sont suicidés. Le parcours de leur existence pouvait sans doute le laisser prévoir : des tares héréditaires, de très grosses déceptions et surtout, hélas, la terrible dépression de l'alcoolisme. Etait-ce le fait que, sortant d'une sombre pèriode de guerre, de privations et de misère, pour beaucoup d'entre nous, nous étions blindés contre un manque de bien-être que nous n'avions jamais connu ? Le travail était la seule issue pour le milieu ouvrier, les études, un immense champ d'espoir pour ceux qui en avaient les moyens ou les facultés. Devant l'effarante réalité de l'époque actuelle qui n'offre que peu de portes au travail ou aux études, je comprends parfaitement l'angoisse d'une génération montante devant un tel néant. Je n'aurais pas la vanité de dire que j'ai une solution à proposer. Ce que je sais, c'est que le tout premier travail à accomplir doit se faire au niveau de chaque famille. Nos dirigeants, bien sur, se doivent de trouver des solutions, mais la base d'une amorce de redressement de la situation est dans le retour de l'autorité des parents. Le modèle parents-copains n'est plus d'actualité. Le laisser-aller, la tolérance coupable dans le milieu enseignant doit disparaître. Ce qui se ferait sans doute avec plus d'aisance si on redonnait à ces enseignants le droit d'autorité qu'ils avaient, il n'y a pas si longtemps. On m'a toisé et on a ricané autour de moi quand j'ai offert ma place à une dame, dans un bus. Est-il besoin d'en dire plus ? Retournons vers la plus élémentaire des cultures. Le laxisme , la tolérance, dans tous les domaines, sont-ils vraiment l'expression d'un progrés de notre société ? Le mal doit se traiter par la racine, pas en faisant le bilan de ce qui est fané, faute d'arrosage. Alors, je ne sais pas trop...Peut-être que l'étrange sujet de réflexion de ce professeur aura, au moins, le mérite d'avoir suscité quelques indignations, quelques réflexions, quelques prises de conscience. Chacun devant faire ce qu'il peut avec ses moyens, je m'efforce ( sans trop me forcer ) de communiquer à ceux qui m'entourent l'amour de la vie, qu'elle soit riche ou non, et la part d'éphémère qu'il y a dans une existence dont la fin vient toujours assez vite .
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Auteur |
Commentaire en débat |
Loriane |
Posté le: 29-04-2013 21:49 Mis à jour: 29-04-2013 21:49 |
Administrateur
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 Re: A propos du dernier texte de malhaire
je te rejoins, je suis en accord avec toi sur bien de points. Le premier étant que le suicide était autrefois, comme presque tout ce qui concernait la vie, du domaine du privé, je crois que si malgré tout les cancans et bavardages fleurissaient, ils n'étaient pas de mises lorsque la situation était grave et douloureuse, chacun avait à coeur de ne pas trop juger, en tout cas beaucoup moins qu'aujourd'hui. L'orgueil était moins important, l'empathie était plus grande. Il est vrai aussi que dans une société plus simple et donc plus humaine, grandir consistait souvent, pour beaucoup de jeunes à mettre ses pas dans les pas des parents, après une période naturelle de révolte, se conformer au demande du groupe était plus facile.Chacun trouvant plus vite sa place dans la société, les souffrances étaient évitées et l'ambition n'était plus un handicap. Aujourd'hui chacun au travers des nombreux médias, à les yeux sur "l'assiette" de l'autre et la moindre des différences devient vite une frustration, un signe d'échec. La jeune fille qui à quinze ans est enrobée et suit chaque matin, dans la voiture de ses parents, un autobus au cul duquel une pin-up parfaite la nargue, va craquer et aucun mot ne pourra la réconforter, elle pourra un jour de désespoir avaler la pharmacie à moins de devenir anorexique et d'en mourir à petit feu, un garçon qui sous les regards exigeants des autres, essuie des échecs, ou simplement ne sait pas s'imposer, pourra faire la même route du désespoir. Bien sûr ce n'est pas nouveau, mais dans une société à la fois complexe, impudique et exigeante, les portes de sorties sont plus difficiles à trouver. Merci
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