Poèmes
:
la plongée
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Publié par
dabrat
le
18-02-2013 21:56:25
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I J’ai collé mes oreilles sur le marbre froid d’un tombeau pour écouter Bruits de mastication, miam-miam, bris d’os, rots, pets… Ainsi les morts se cachent pour bâfrer à perpétuité
II Par l’oculus des méditations j’ai scruté le passé Echecs, rancœurs, vices, lâcheté, haine, stupre Comme des frères damnés M’éblouissaient dans le miroir réfléchissant De leurs yeux accusateurs Mais Qui suis-je ?
III
J’ai collé mes oreilles au catafalque du passé Un enfant solitaire lisait à voix basse Des sourates ou des psaumes ou des vers je l’ignore Mais Qu’es-tu Devenu ?
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Auteur |
Commentaire en débat |
emma |
Posté le: 18-02-2013 22:50 Mis à jour: 18-02-2013 22:50 |
Modérateur
Inscrit le: 02-02-2012
De: Paris
Contributions: 1494
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 Re: la plongée
J'ai tout aimé dans ce poème. Il y a de l'humour et des regrets (ainsi que quelques morts masticateurs). Voici toute une vie racontée en quelques mots. Un régale !
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dabrat |
Posté le: 19-02-2013 09:06 Mis à jour: 19-02-2013 09:06 |
Plume de Bronze
Inscrit le: 15-02-2013
De: Nantes
Contributions: 10
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 Re: la plongée
Merci. Il est vrai qu'écrire de la poésie exige un vrai travail d'introspection :c'est pas toujours tout rose à l'intérieur.
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Loriane |
Posté le: 21-02-2013 13:39 Mis à jour: 21-02-2013 13:39 |
Administrateur
Inscrit le: 14-12-2011
De: Montpellier
Contributions: 9511
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 Re: la plongée
C'est vrai que l'ambiance est sombre mais c'est bien comme ça que sont la vie et la mort c'est pourquoi l'humour est le bienvenu. J'aime beaucoup la construction avec le premier vers en retour dans la troisième strophe. Sur les morts qui mangent, mon fils, lui, lorsqu'il était petit, croyait que l'on mettait les morts rangés là au cimetière, en attendant de les manger, comme sa tranche de veau qu'il avait fini par accepter de manger au repas de midi, juste parce qu'il était rassuré, par ma promesse que ce "pauvre veau" était "mort" ! Merci
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