J’ai rêvé la nuit horrible et majestueuse déchirant son noir linceul sous la puissance de l’éclair.
J’ai vécu la douce amertume du vin, imbu de sang illusion et mystère, muter les mortes saisons en vie perçante.
J’ai reconnu le désir et la volonté jaillir dans l’implacable violence d’une feuille morte bousculée par la rage d'un vent destructeur et conquérant.
J’ai saisi la vie et la puissance triomphantes et majestueuses, j’ai embrassé leur volupté et leur charnelle, terrible liberté dans le noir désir d’une nuit éclatante d’obscurité.
|