Semi pro 
Inscrit: 13/04/2018 09:03
De REIMS
Niveau : 8; EXP : 40 HP : 0 / 185 MP : 29 / 3743
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Mon cœur a vu passer joies et tristesse aujourd'hui. Il m'a enfin écrit, raconté l'histoire avec cette femme, le plus délicatement possible. Mais aussi comment, lui m'ayant quittée pour pouvoir commencer cette relation, a été trahi car, elle, elle a joué double jeu et n'avait pas rompu de son côté avant de se livrer ou de séduire tout à fait. Il s'en est aperçu fortuitement et elle a continué à le cacher lors des quelques jours supplémentaires de retour à Paris pour prolonger leur "idylle" (ce sont ses mots!). Il a donc mis les pieds dans le plat, Il savait déjà qu'il ne pourrait l'accepter y compris dans l'issue qu'elle le choisisse lui... Il a été dur, radical, emporté par la douleur, non pas celle qui l'étreignait mais celle qu'il m'avait fait subir. Il s'était posé des questions sur cette décision de me quitter ou non, d'assouvir ce caprice ou non, mais au moins de le faire (dans la douleur des deux côtés, du sien, du mien) correctement, avec un minimum de conduite morale. Ce n'a pas été le cas en ce qui la concerne. Aussitôt il a eu HONTE de s'être laissé trop facilement entraîner, HONTE de m'avoir trahie, HONTE ... Aujourd'hui, il ne se rappelle ni son visage, ni son prénom et si elle a réellement existé.
Aujourd'hui, il revient vers moi pour au moins me parler, il a hâte d'avoir le courage et le temps pour m'écrire, me dire beaucoup et que sa honte se soit dissipée... Il me dit penser à moi quelle que soit la hauteur du soleil, que mon amour lui manque..... Il lui sera difficile dans un premier temps de me voir, de voir mes enfants pour toutes ces raisons. Il sait qu'ils auront du mal à lui pardonner de m'avoir fait tant de mal de manière répétitive depuis un an et demi. (ce n'est que la première fois où il s'agit d'une autre femme, les autres étaient ses doutes, ses démons.... pas de ma faute, mais de la sienne, interrogation sur le fait qu'il ne puisse satisfaire mes besoins légitimes à cause de ses fréquentes absences pour le travail, la distance nous séparant, ses filles qu'il couve exagérément et que je n'ai toujours pas rencontrées...)
Il sait qu'il faudra me prouver qu'il n'est pas un monstre que je n'ai pas tort d'aimer ... Qu'il doit être capable de me le rendre.
Il propose de nous voir jeudi, il m'emmène à Paris une journée. Je suis perdue.... J'ai plus qu'envie de lui et de le voir, de lui parler, de l'aimer.... Mais.... Ayant lu et relu cette lettre que je réclamais depuis longtemps, j'ai analysé le registre de langage la concernant relevant de l'amour : " il se passait quelque chose, qui risquait d'aller plus loin.... Séduisante, gaie, il ne s'est rien passé avant que j'ai pris la décision dont je t'ai fait part. Tout cela fut douloureux mais est allé vite... Pensant m'être libéré, je me suis livré, sans retenue. Comme un enfant qui avait besoin de jouer après une longue et dure journée d'école (pas moi, encore heureux, mais sa longue journée de tournage), je me suis détendu et j'ai rêvé.... Nous sommes rentrés à Paris et nous avons prolongé ce que je croyais être une idylle pour quelques jours"
Alors qu'en ce qui me concerne dans une précédente lettre (avant que je lui laisse une dernière chance de me reconquérir ayant appris mercredi que cette relation n'était plus) il me disait : Merci de ta franchise. L'épisode réunionnais m'a malheureusement beaucoup appris sur moi et sur les Hommes, sur la sphère impénétrable et trompeuse des sentiments... Un poids supplémentaire pour ma vieille carcasse. Tu es juste, claire, subtile, excellente mère et non dénuée d'humour... Beaucoup de qualités pour lesquelles je continue à faire des efforts. Reste tout cela et sois forte ! Pour toi avant tout."
J'y vois un panégyrique de vertus mais pas de l'amour... Qu'en pensez-vous mon nouvel ami, vous qui avez la science des mots et de l'expérience de la vie un peu plus que moi ?
Je lui ai posé une simple question par mail mercredi après le précédent message et avoir appris qu'il avait rompu avec cette femme : Est-ce que tu m'aimes ? Il faut savoir qu'il ne me l'a jamais dit à proprement parler, plutôt fait comprendre, dit ses sentiments forts, très forts à mon égard ...etc.... cela me faisait enrager d'ailleurs ! Il répond : OUI.
Je lui ai donc répondu : IDEM. Puis, même très étonnée, estomaquée, je lui ai accordé une dernière chance de me reconquérir, de se faire pardonner, de me prouver que .... ETC...
Cependant, mon premier élan passé, je me demande.... J'aimerais avoir votre avis cher Johan. Merci. Bisous. LN.
Posté le : 24/04/2018 19:18
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